À l’heure actuelle, les taux d’intérêt semblent être en chute libre. En effet, le 20 janvier dernier, la banque du Canada annonçait que le taux directeur demeurera à 0.5% pour les prochains mois.  Il y a environ un an, il était tombé de 1% à 0,5%.

Plusieurs prédisent que les taux d’intérêt remonteront la pente bientôt, mais est-ce vraiment le cas?

Selon l’économiste Michael Walker de l’Institut Fraser, les taux d’intérêt resteront au bas fond encore longtemps à cause de leur lien étroit avec la croissance démographique.

Pourquoi les fluctuations de la population feraient varier les taux d’intérêt? Parce que la composition de la population détermine le nombre relatif d’ épargnants et d’emprunteurs.

Les jeunes sont généralement considérés comme des emprunteurs et les personnes âgées sont, quant à eux, majoritairement des épargnants. Tous deux ont un impact déterminant sur le marché des prêts. Quand un pays a un grand nombre d’épargnants, cela créé un « marché d’emprunteurs ».


⬆️Épargnants➡️Marché  d’emprunteurs

Dans le tableau, l’économiste a comparé entre eux plusieurs pays en utilisant le ratio épargnants/ emprunteurs, qui se définie comme le nombre de personnes âgées de 50 à 74 ans sur celles âgées de 0 à 49 ans.

Il présente les ratios de 29 pays qui produisent 90% du PIB de la planète.Les ratios sont indiqués dans la colonne de gauche en ordre croissant et les taux d’intérêt des obligations d’épargne se trouvent dans la colonne du milieu (10 ans) et de gauche (par quartiles).

Un faible ratio indique un « marché d’épargnants » avec des taux d’intérêt élevés, ce qui est avantageux pour ceux voulant épargner. Tandis qu’un ratio plus élevé indique un « marché d’emprunteurs »avec un taux d’intérêt très bas, ce qui décourage les épargnants et avantage ceux qui veulent emprunter pour investir.

Le ratio le plus faible est pour l’Afrique du Sud qui a aussi le taux d’intérêt le plus élevé. Le Japon, avec sa population vieillissante et son nombre élevé d’épargnants, présente un ratio élevé et un taux d’intérêt très bas. En d’autres mots, les pays à croissance rapide, avec une population plus jeune, ont des taux d’intérêt supérieurs aux pays ayant une population vieillissante.

Généralement, plus un pays se rapproche du Japon, dans cette liste, plus son taux d’intérêt est bas,  c’est le cas du Canada et de plusieurs pays européens .

Malgré certaines anomalies tels le Brésil, l’Argentine et la Russie,  le modèle réussi à expliquer  80% de la variation des taux d’intérêt mondiaux.

Serait-il temps de changer de discours?

Selon l’économiste, il serait grand temps de laisser tomber la notion que les taux d’intérêt vont revenir à la hausse bientôt, surtout dans les pays qui sont en train de muter vers un marché d’emprunteurs, comme le Canada.

Effectivement, dans les vingt prochaines années, le Canada sera inondé d’épargnants, principalement des baby-boomers qui partent à la retraite, ce qui devrait accentuer la tendance à faire diminuer le taux d’intérêt ou à le maintenir stable.

Certains pays européens ont même atteint des taux d’intérêts négatifs à l’été 2015. Dans ce cas, ce n’est plus la banque qui paie des intérêts, mais l’épargnant! Cela semble absurde comme concept mais certains pays comme l’Allemagne (-0,45% sur 2 ans)  affiche des taux négatifs afin de décourager l’épargne et de stimuler l’écononomie.

L’argent est en vente!

En conclusion, les gens qui renoncent à investir en immobilier par crainte d’une hausse subite des taux d’intérêt pourraient être surpris de constater, dans dix ans, que les taux n’auront pas remonter de manière significative.

En analysant plus en détails ce qui se passe ailleurs dans le monde, il nous semble possible que les taux restent très faibles et ce, pour encore une longue période.

Nous vivons dans une époque où l’argent est en vente puisque c’est possible d’emprunter à prix très  modique. Et quand il y a une vente, pourquoi ne pas en profiter?

Voilà une autre bonne raison pour commencer à investir en immobilier dès aujourd’hui… Qu’en pensez-vous?

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Sources:

(1) National Post: Are low rates the new normal?

(2) Les Affaires: Le Canada est à l’abri des taux d’intérêt négatifs